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VIDEOS  &  DISPOSITFS

Les vidéos de Lydie Jean-Dit-Pannel sont distribués par 

Heure Exquise ! Centre international pour les arts vidéo

Le vidéographe (Montréal)
http://www.videographe.qc.ca/distribution.html

Le Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir
http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/


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AD INFINITUM.
35 minutes, 2017

Images / montage / réalisation : Lydie Jean-Dit-Pannel
Musique originale : Eliott Gualdi
Création sonore additionnelle : Gauthier Tassart
Conseiller technique : Yannick Rousselet

Aventurière solitaire, amoureuse blessée et guerrière survivante,
Psyché s’est imposée comme l’alter-ego artistique de Lydie Jean-Dit-Pannel.
A travers cette héroïne, dans le sillon de la figure du papillon Monarque qui lui a d’abord servi d’emblème, la plasticienne et réalisatrice dit son désir d’amour et de voyage,
comme sa déception face à une humanité qui court à sa perte,
exposée au danger mortel du nucléaire. 
Pour le film & a Fade to Grey (2014), elle est allée au bout du monde à la recherche des lieux de l'histoire marqués par l'atome. Hiroshima, la région de Fukushima, Tchernobyl, le Nevada test Site, Los Alamos, le White Sands missile Range… 
Mais jamais elle n'a pu oublier que qu'elle vivait en France.
La France et ses 58 réacteurs, la France et ses sites de stockage, la France et ses installations nucléaires militaires, la France et ses sites de démantèlement, la France et ses déchets.
La France pays le plus nucléarisé au monde. 
Elle a pris seule la route un tout petit matin de septembre 2015. 
Ad Infinitum.

6 mois, 10 141 kilomètres, 37 sites nucléaires.




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Nowhere
vidéo, 9 minutes 30, 2016


Images / montage / production : Lydie Jean-Dit-Pannel
Images additionnelles : Jean-Pascal Vial
Musique : Hili Enda
Son additionnel : Jean-Christophe Desnoux

Victime de sa curiosité, Psyché va perdre Amour. 
Il s'arrache, sans mot dire, aux baisers et aux bras de son épouse désespérée et s'envole.
Mais psyché avait saisi à deux mains sa jambe droite. Suspendue en l'air, compagne lamentable de cette ascension, elle le suit jusque dans la région des nuages.
Epuisée, elle retombe sur le sol.
Le dieu son amant se pose sur le cyprès le plus proche. Il lui annonce alors sa punition : il la quitte. 
Psyché, effondrée, se précipite de la rive du fleuve le plus proche.
Mais le fleuve bienvaillant la saisit dans un tourbillon et, sans lui faire mal, la dépose sur ses bords couverts d'herbe et de fleurs.
(d'après "Les métamorphoses" d'Apulée, texte du II ème siècle)

Psyché vient d'échouer au bord de l'Escaut, à Doel, village fantôme de Belgique, au pied d'une centrale nucléaire.




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Escarpolette atomique
Boucle vidéo, 2016

Le surgénérateur de Kalkar est l'un des plus importants projets industriels d'Allemagne n'ayant jamais abouti. En 1972, les Pays-Bas, la Belgique et l'Allemagne s'accordent sur la construction d'un surgénérateur nucléaire en Basse-Rhénanie. Les travaux provoquent de vives protestations. 10 000 personnes se mobilisent contre le projet dès 1974. Les considérations de sécurité autour de cette nouvelle technique présentée au départ comme la technique de l'avenir (le système de refroidissement devait utiliser du sodium et non de l’eau) et les nécessaires modifications du réacteur accroissent les coûts du projet (de l'ordre de 3,7 milliard d'euros). Bien que la construction soit achevée en 1986 avec sept ans de retard, le ministre de la recherche annonce en 1991, après de longues tergiversations, l'arrêt définitif du surgénérateur. En 1995, le complexe est racheté par un investisseur néerlandais et transformé en un parc de loisirs. 
Le Wunderland Kalkar
Elle avait fait 700 kilomètres pour le Vertical Swing. Un manège géant dans la tour de refroidissement de l'ancienne centrale. Hauteur de l'attraction 58 mètres, largeur 13 mètres, capacité 24 personnes, poids 25 tonnes. La voix et le moindre claquement résonnaient en cercles infinis dans l'espace intérieur de la tour aéroréfrigérante. 
Elle laissa son sac à dos dans la petite cabine de l'employé qui gérait la mise en marche du manège et s'assit sur l'une des coques de résine rouge. Ses pieds ne touchaient déjà plus le sol. Elle les balança mécaniquement, comme sur une escarpolette. Ligne d'horizon et oreille interne en douce panique. Ne pas penser à une chute possible de quoi que ce soit et se laisser prendre par le vent. Tournoyer comme la vapeur d'eau dans le circuit de refroidissement. 
Absurdement fascinée par la peur. (Et bonjour Monsieur Fragonard.)


LIBRE.
vidéo, 20 secondes, 2015

Images / montage / production : Lydie Jean-Dit-Pannel
Remerciements : Emmanuelle Sacchet

Vidéo réalisée dans le village de Portmeirion, lieu de tournage de la série "Le Prisonnier".
Hommage à Jacques Thébaut (la voix de Patrick McGoohan dans la version française de la série. Jacques Thébaut est mort le jour du tournage de la vidéo).
En écho au décadent Numero 6, Lydie Jean-Dit-Pannel hurle dans le Village. 
"Je suis une femme libre."


Voir la vidéo :


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& a Fade to Grey
vidéo, 28 minutes, 2014

Images / montage : Lydie Jean-Dit-Pannel
Images additionnelles : Justine Caillaud / Lionel Thenadey / Fiona Lindron / Anelise Ragno
Création musicale : Brice Ramondec
Son additionnel : Jean-Christophe Desnoux
Création musicale additionnelle : EZG / Hili Enda
Traduction : Andréa Fraga

Lydie Jean-Dit-Pannel, hantée par un séjour dans la région de Fukushima, réalise une poésie vidéo engagée faisant face aux risques et aux désastres du nucléaire civil et militaire.
Elle utilise comme vecteur le personnage qu'elle s'est fabriqué pendant 10 ans, la "dame papillon", qu'elle fait coïncider avec un personnage iconique, Psyché, qui lui sert de guide, de façon poétique et ironique.

Un témoignage et une errance solitaire, absurde et consternée dans les paysages du nucléaire.


(Région de Fukushima, Los Alamos, White Sands Missile Range, Nevada Test Site, Hiroshima, Tchernobyl, Pripiat, Bure, Valduc...)









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Cela avait commencé par un accident
Vidéo, 9', 2014

Réalisation : Lydie Jean-Dit-Pannel & Vincent Mengin-Lecreulx
Musique : Eliott Z Gualdi

© Lydie Jean-Dit-Pannel / LAC 2014 

Une métamorphose lente et douloureuse, l'arrivée d'un personnage. 
L'émergence de Psyché.









Voir la vidéo :



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Maneval Animal.
Vidéo, 5', 2013

"Maneval. Les émissions punk rock si vivantes et déjantées qu'il animait ont accompagné mes années post-adolescentes. Ces années qui font à tout jamais ce que nous sommes. 
Hiver 2013. J'ai traverser la France jusqu'à sa fermette dans le Loire et Cher. Maneval 
et son rotweiler Guerlain de la rêverie, Maneval et ses chats blancs Neige, Jules & Jim, Maneval et ses ânes Betoven & Gamine, Maneval et « ses filles » (quelques dizaines de poules, d'oies, de canards, de dindes et de pintades), Maneval et les vaches de ses amis agriculteurs, Maneval et son taxi londonien, Maneval et sa grande gueule, Maneval 
et sa fureur de vivre. Maneval animal." LJDP

Voir la vidéo :


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Standing Ovation
Dispositif vidéo, 2011



Réalisé en Inde, dans le temple aux rats sacrés de Deshnoke, Rajasthan.
Plus d'images autour de ce tournage sur Facebook, ici


Image du tournage Standing Ovation, Shri Karni Mata Temple, Desnoke.


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L-INK
Disposif vidéo, 2010

Co-production : 
Bandits-Mages / Ars Numerica / Lydie Jean-Dit-Pannel, avec le soutien de l’ENSA Dijon

Dans L-INK, l’artiste grâce à un impressionnant tournage réalisé pendant le Tattoo Art Fest à Paris en septembre 2009, a réalisé un travelling vidéo infini sur plus de 1000 bras tatoués. 
Une passerelle éthnicorganique, un continent oublié, un pow-wow géant, une fresque freaks.

Voir un extrait :









Image du tournage L-INK, Tattoo Art Fest, Paris 2010



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Struggles
Vidéo 7'30, 2010

"Il faut lutter."
Avec des luttes extraites du PANLOGON (work in progress vidéo 2001 / 2011), 
provenant de Hampi, Sainte Anastasie, Montbéliard, Soweto, Kuala Lumpur, Montréal, Vaufrey, Bogota, Yellowstone, Las Vegas, Cody, Tecoh, Bangkok, Lyon, Venice, Borneo, Angangueo, Vilnius.

Voir la vidéo :





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Y'a pas d'heure pour vivre
Vidéo in progress en collaboration avec Joël Hubaut, 2010

Deux artistes de deux générations différentes s'engouffrent dans un projet commun, celui d'un film tentaculaire. "Y'a pas d'heure pour vivre" est un projet de film dont le programme est dans son non-programme même. 
L'idée est de capter par errance et dérive une somme de moments affligeants ou merveilleux pour bâtir un récit existentiel fictionnalisé dans ses raccords aléatoires.

Voir la vidéo :






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Un traileur avait été réalisé au préalable : 

Une belle récession
Pièce sonore : Joël Hubaut & Léa Le Bricomte (Fractal musik). 

"UNE BELLE RECESSION" est le "clipo" d'une micro-song, le mini-movie d'une chanson naine, ("Small is beautifull" disait Nam June Paik). Mais "UNE BELLE RECESSION" c'est aussi l'amorce implosive, la strape-tease, la mise à feu, le trempollo, les préliminaires attracto crazy, la tapette pour attiser et annoncer le MEGA FILM qui va débouler en rallonge... Pam ! Pam ! Bang ! Bang ! Le film des opérations prolongera la bouillette glam ! C'est d' la bombe en prévision ! "UNE BELLE RECESSION" est l'appât d'une belle recession XXL. Une dilatation de décroissance pour violenter la crise croissante en croonant hors-champ ... "UNE BELLE RECESSION" est le trailer de "Y'a pas d'heure pour vivre", une bande-annonce à faire bander l'écran... Chacun ses oignons !

Joël Hubaut, mai 2009

Voir la vidéo :



Image du tournage Une belle récession,
vidéo réalisée pendant une résidence de création à Bandits-Mages, Bourges


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Animale
Boucle vidéo 30’’, 2009

Animale est une œuvre qui présente en boucle un extrait de La Dolce Vita, de Federico Fellini réalisé en 1959. L’extrait choisi montre l’instant ou le personnage de Sylvia, interprété par Anita Ekberg, se fait femme animale en hurlant à mort avec des chiens de nuit.






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Emergence
Vidéo, Insectarium de Montréal, 2009

Du jour 1 au Jour 27, de l'oeuf au lépidoptère, l'émergence du papillon monarque réalisée par Lydie Jean-Dit-Pannel pour l'Insectarium de Montréal.







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(…hospitalité…)
Vidéo, 30", 2008

Réalisée dans le cadre de la manifestation "Hospitalités" pour TRAM-reseau art contemporain Paris / Ile-de-France
"Cet événement si éloquent révélé par le monde animal illustre symboliquement que tout est possible, et que seule notre pensée suggère le doute." (extrait catalogue Hospitalités 2008)





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B.B.Bats 07
Vidéo 1’, 2007

Vidéo réalisée en 1992 et remontée en 2007.





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Oh My Dog !
Vidéo, 3', 2007

Réalisée à l'occasion de l'exposition Gaude Mihi, à la Galerie Pascal Van Hoecke à Paris.
Oh My Dog ! existe également en installation 
(voir descriptif dans la rubrique INSTALLATIONS)

Voir la vidéo :






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Arm in Arm
Vidéo 1’, 2006

Avec : Daniel Jean-Dit-Pannel et Lydie Jean-Dit-Pannel

"Au mieux de sa forme, l’art vidéo parle toujours de la vidéo. En même temps qu’il traite d’un thème, l’artiste électronique se doit de proclamer la spécificité singulière de son médium, que la rumeur réduit bêtement à une technique, sinon le risque est grand pour lui d’être taxé d’illustrateur. La suggestion doit être ramenée en un temps record, avec la fulguration d’un concept. Les soixante secondes de ce « bras de fer » battent largement les sept minutes de The Reflecting Pool (Bill Viola, 1977). Il y est dit, en accéléré, que la vidéo est un art du temps complexe, relatif, à base d’images absolument multiples. Le battement rapide de deux images, dont l’une est l’inversion droite/gauche de l’autre, représentant le face à face tendu, implacable, d’une jeune femme au bras tatouée de papillons avec un homme mûr dont l’insigne est sa barbe blanche, projette en boucle le fondement de toute image vidéo, composée de deux trames entrelacées. Qu’une information supplémentaire vous apprenne que vous avez sous les yeux, une artiste et son père et la question de la reproduction (du réel, de la vie, des images) s’encre plus profondément, redoublant in vivo la dualité intrinsèque, vitale, des ailes du papillon, in picto."

Extrait de Jean-Paul Fargier dans le livret du DVD Arm in Arm

Voir la vidéo :







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Do not disturb / Please make the room
Dispositif vidéo, 2002 

A l'origine du PANLOGON, une fiction, l'histoire du concierge de la tour de Babel, gardien du sommeil de l'humanité, cabotage autour de la construction d’une Tour de Babel des Temps Modernes, dont les mots et les briques seraient des images, finira par accoucher de mille et trois chambres avec vue sur le monde extérieur, à la stupéfaction de son concierge, l’élégant Lambert Wilson.  








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I’m the sheriff
Vidéo 7’14, 1998-2001

Greer et Cameron, deux cow-boys sûrs d'eux et séduisants poursuivent le vieux shérif dans le but de tuer. Lydie Jean-Dit-Pannel se fait ici plaisir, et réalise un western déjanté, librement inspiré d'une scène du "Monstre des Hawkilne" de Richard Brautigan.







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Le prologue
Vidéo 1’30, 1998






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7 chants
Vidéo, 7 fois 24’’, 1997

Réalisée lors d'une résidence au CICV Pierre Schaeffer. 
Montage et effets numériques : Patrick Zanoli
Son : Gilles Marchesi

Et après tout, histoire d'en finir, si on chantait l'innocence, l'amour féroce, le profit, le cul, l'égocentrisme, la vie ? Un portrait puzzle made in Lydie Jean-Dit-Pannel.

Voir la vidéo :





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Il a plu en automne 44
Documentaire de création 5’, 1994

En automne 44, Madame Suzanne LEGER écrit son journal. L'impression d'un film.






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J’ai rêvé que j’étais toi
Vidéo expérimentale 3’06, 1991

Pirouette vidéo-mécanique.

"Coup d’essai, coup de maître, coup double. Une astuce de tournage, amplifiée au montage, parvient magnifiquement à dédoubler à la fois en accéléré et au ralenti la division unitaire, unaire dirait Lacan, du désir qui trame les deux moitiés d’une image électronique. Toi/moi, elle/lui, la physique des sexes s’enroule dans les plis de la palpitation originelle de la vidéo. Et cela, doublement. Que le point de départ de cet exercice soit une demande (scolaire) de variation sur les roto-films de Marcel Duchamp ne fait qu’aiguiser la portée de la trouvaille : l’art vidéo, en ses débuts (Paik, Vostell, Fluxus) s’érige en dépassement du blocage duchampien (l’objet roi) par le déploiement du corps dans tous ses états (performance, auto-filmage, trans-figuration). La débutante, savamment, reprend le pari des pionniers. Gagné." 

Jean-Paul Fargier

Voir la vidéo :





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Mille e tre
Vidéo expérimentale 21’53, 1990

"Ou comment la dissymétrie aspire à la symétrie, qui s’impose in fine, finement et de force. Première réalisation de LJDP, au temps de ses études à l’Ecole des Beaux Arts de Dijon. A la manière du féminisme ambiant des années précédentes, croisant l’obsession jalouse de Leporello dans le Don Giovanni de Mozart,  le film collectionne 1003 femmes. Défilé de visages sous la comptabilité métronomique de la voix de l’artiste. Défilé qui prend sens, ô combien, par le basculement scindant le film en deux blocs (1003 + 1), avec l’apparition en mille et quatrième position du faciès de celle qui compte. Dans tous les sens du terme." 

Jean-Paul Fargier