PHOTOGRAPHIES & +

Entertainment
Série de photographies couleur en cours de réalisation



Psyché à Prora




Psyché à Seveso




Psyché à Zollverein




Psyché chez Areva





Psyché sur le site de l'exposition universelle de 1992





Psyché sur le Rio Tinto




Psyché à la mine



Psyché nulle part



Psyché au supermarché


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NO SURRENDER

Sérigraphie deux couleurs sur Fabriano Rosaspina
70 x 50 cm, tirage à 40 exemplaires numérotés et signés
Lydie Jean-Dit-Pannel, La Belle Epoque 2017




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Mes héroïnes
Série en cours de réalisation



Les héroïnes sont des insectes femelles au moeurs particuliers,
des survivantes guerrières et combatives.
Chaque insecte femelle naturalisé est placé

dans une boîte entomologique 15 x 15 cm à fond blanc.
Sous chaque insecte est épinglé une étiquette entomologique sur laquelle est inscrit

une phrase extraite d'un tube musical pop/rock/punk.
Le titre de la boîte est le nom du groupe/chanteur/chanteuse qui interprète la chanson

dont la phrase est extraite.


Boîte "Donna Summer"
(Nécrophore femelle naturalisée, boîte entomologique 15 x 15 cm)





Boîte "Sid Vicious"
(Papillon monarque femelle naturalisée, boîte entomologique 15 x 15 cm)





Boîte "Joy Division"
(Veuve noire naturalisée, boîte entomologique 15 x 15 cm)





Boîte "Tom Jones"
(Mante religieuse femelle naturalisée, boîte entomologique 15 x 15 cm)





Boîte "Alan Vega"
(Abeille Euglossa femelle naturalisée, boîte entomologique 15 x 15 cm)





Boîte "Stray Cats"
(Cigale Dix-Sept ans naturalisée, boîte entomologique 15 x 15 cm)



Boîte "Psychic TV"
(Reine de frelon géant japonais naturalisée, boîte entomologique 15 x 15 cm)



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Bons Baisers
Série d'assemblage de 8 cartes postales 32,5 x 50 cm
En cours de réalisation




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14 secondes - Suisse
(centrales nucléaires de Leibstadt / Beznau / Gösgen-Däniken / Mühleberg)
Série de 4 photographies couleur, 2016




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14 secondes Tihange, Belgique
photographie couleur, 2016






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Psyché s'abandonne
photographie couleur, 2016




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14 secondes
Série de 25 photographies couleur 100 x 66 cm, 2016


Lydie Jean-Dit-Pannel, dans l'opus 1 de sa vidéo & a Fade to Grey a mené son personnage au bout du monde sur les lieux de l'histoire marqués par le nucléaire. 
Fukushima, Hiroshima, Tchernobyl, le Nevada Test Site…
Jamais durant les 3 années de travail nécessaires à ce film elle n'a pu oublier qu'elle vivait en France. La France et ses 58 réacteurs, la France et ses sites de stockage, la France et ses anciennes mines d'uranium contaminées, la France et ses installations nucléaires militaires, la France et ses déchets. La France, pays le plus nucléarisé au monde. 
En 2015, elle a pris seule la route dans son pays. D'un site atomique à un autre, elle a exploré nos régions. De ce voyage agité, elle rapporte un film (encore en cours de montage), et une série de photographies dans laquelle elle fait mourir Psyché, son personnage, devant chacune de nos cathédrales nucléaires. 
14 secondes, c'est le temps de déclenchement du retardateur de son appareil photo. 
C'est le temps qui lui est imparti pour installer son personnage au sol dans le paysage. 
C'est le temps d'une catastrophe. 


"Le truc c'était ça. Appréhender le site dans son ensemble. En faire le tour plusieurs fois par la route. Repérer les angles. S'emmancher sur chaque chemin. Marcher dans les ronces par les champs ou la forêt pour arriver au plus près de la cathédrale nucléaire. Tester plusieurs points de vue en essayant de ne jamais se trouver dans le champ des caméras de surveillance. Gérer l'endroit où garer sa voiture. Décider de l'espace où mettre en scène Psyché. Installer le trépied. Y fixer le petit Lumix. Enlever ses chaussures. Faire le cadrage. Vérifier qu'aucune ronde de gendarmes n'était en vue. Se dessaper rapidement — sa tenue de tournage (un jean noir usé, un blouson à capuche, des Doc Martens à fermeture éclair, pas de sous vêtements pour être Psyché au plus vite) commençait à être un peu sale. — Détacher ses cheveux. Enclencher le retardateur de l'appareil photo. Courir. Se jeter au sol. Attendre le ventre froid. Retenir sa respiration. Clic à 10 secondes. Clic à 12 secondes. Clic à 14 secondes. Se relever à la hâte. Mettre l'appareil en mode lecture. Vérifier que le corps était bien placé dans le paysage — Les graviers marquaient longtemps sur sa joue. Souvent il pleuvait. Toujours le silence électrique endémique aux sites nucléaires. — Répéter l'opération plusieurs fois. Jusqu'à avoir le sentiment d'une bonne photographie. De temps à autre présenter ses papiers d'identité. Trouver une explication à sa présence autour d'un site à risques. Feindre l'ignorance. Préserver ses images.  Les discussions et les 37 sites atomiques autours desquels elle avait erré ces derniers mois hantaient ses jours ses nuits et chacun de ses actes d'amour. Elle pouvait toucher la folie du bout de ses ongles en étendant à peine le bras. "


14 secondes : 
Centrale électronucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube)
23 septembre 2015 


14 secondes : 
Centrale électronucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin)
4 octobre 2015 


14 secondes : 
Centrale électronucléaire de Cattenom (Moselle)
25 octobre 2015 


14 secondes : 
Centrale électronucléaire de Chooz (Ardennes)
27 octobre 2015 


14 secondes : 
Centrale électronucléaire de Gravelines (Nord)
31 octobre 2015 


14 secondes : 
Centrale électronucléaire de Penly (Seine Maritime)
2 novembre 2015 


14 secondes : 
Centrale électronucléaire de Paluel (Seine Maritime)
3 novembre 2015 


14 secondes : 
Usine de retraitement de La Hague (Manche)
9 novembre 2015 


14 secondes : 
Centrale électronucléaire de Flamanville (Manche)
9 novembre 2015 


14 secondes : 
Site nucléaire de Brennilis (Finistère)
11 novembre 2015 


14 secondes : 
Centrale électronucléaire de Belleville (Cher)
12 janvier 2016 


14 secondes : 
Centrale électronucléaire de Dampierre (Loiret)
12 janvier 2016 


14 secondes : 
Centrale électronucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher)
13 janvier 2016 


14 secondes : 
Centrale électronucléaire de Chinon (Indre-et-Loire)
14 janvier 2016


14 secondes : 
Centrale électronucléaire de Civaux (Vienne)
15 janvier 2016


14 secondes : 
Centrale électronucléaire du Blayais (Gironde)
16 janvier 2016


14 secondes : 
Centrale électronucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne)
17 janvier 2016


14 secondes : 
Centrale électronucléaire du Bugey (Ain)
14 février 2016


14 secondes : 
Site nucléaire de Creys-Malville (Isère)
14 février 2016


14 secondes : 
Centrale électronucléaire de Saint-Alban (Isère)
15 février 2016


14 secondes : 
Centrale électronucléaire de Cruas (Ardèche)
17 février 2016


14 secondes : 
Centrale électronucléaire de Tricastin (Drôme, Vaucluse)
18 février 2016


14 secondes : 
Site nucléaire de Marcoule (Gard, Drôme)
18 février 2016


14 secondes : 
Centre de Cadarache (Bouches-du-Rhône)
19 février 2016


14 secondes : 
Plateau d'Albion (Vaucluse, Drôme, Alpes-de-Haute-Provence)
20 février 2016




Cartel de la série


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Zone de rassemblement

Panneau se signalisation 40 x 40 cm, encadrement caisse américaine,
verre gravé d'un haïku de Buson (1716-1783) passé au féminin, 2016



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Mille Seize
photographie couleur, 2015
réalisée en collaboration avec Stef Bloch



Cela avait été visuel mais déjà l'odeur était arrivée. Foudroyante. Elle mit la main à sa bouche et respira dans le col de sa veste le parfum léger de sa peau pour ne pas vomir. Tourner la tête, vite. Et se remettre à marcher. C'était très gros. Dans l'herbe verte. L'odeur ne voulait plus quitter son nez. C'est au retour qu'elle avait eu l'idée. Les mouches par centaines faisaient la bande sonore, mais c'est une photographie qu'elle décida de faire. Elle était pour quelques jours dans une session d'écriture avec des amis à la campagne. Ils se retrouvaient en fin d'après-midi pour travailler en commun. La journée, chacun s'occupait de ses démons. La maison était silencieuse, sans connexion internet. Ils s'étaient répartis dans les quinze pièces de la bâtisse. Elle quitta son ordinateur et partit faire une marche en direction de la forêt. Le ciel était lourd, les oiseaux chantaient avec ardeur, des milliers de graines de pissenlit flottaient délicatement dans les airs. Elle avait commencé son séjour par une longue insomnie contemplant l'aube avec des yeux secs. C'est au bout du chemin après le petit pont en métal vert, qu'elle était tombée nez à nez avec le corps mort énorme. De retour à la grande maison, elle ne pu faire autrement que de raconter à ses amis la vache morte. Dans la cuisine devant l'immense cheminée, ils préparaient un chili végétarien. Cela sentait bon le poivron au four. Ils eurent curieusement tous envie de voir aussi la vache. Ils garèrent la voiture dans l'herbe juste à côté du cadavre. Ses amis dire ah oui quand même. La vache avait le visage enfoui dans l'herbe. Heureusement on ne voyait pas ses yeux. Les paupières étaient closes comme dans un sommeil tranquille. Elle était très enflée, ses pattes se tendaient vers le ciel. Le photographe décida du meilleur moment pour la lumière et elle s'allongea dans l'herbe à côté de la vache. Elle retint sa respiration, ne regarda rien et colla son corps à la mort. Ils avaient convenus qu'elle poserait son bras au dernier moment sur la charogne. L'instant du contact la terrifiait. Détends toi, relâche ton bras, vas-y, pose le, je vais shooter. Elle enlaça l'animal. Juste gênée par les mouches qui se posaient sur son corps, elle avait fini par tout oublier. Non, le poids de son bras sur le muscle et la peau en putréfaction ne ferait pas s'ouvrir le cadavre plein de vermine. Non, il ne pouvait rien arriver de plus. Elle se détendit. Tout devint normal. Une légère tristesse s'installa. Elle éprouva de l'empathie. Elle mit la chaudière en marche et prit un bain brulant. L'ami qui lui prêtait la maison était tombé sur une fin de stock de baignoires pour obèses. Elle se lava longtemps et prit ses aises dans l'eau. La nuit n'avait qu'à venir. 

Plus tard, lorsque la photographie fût montrée pour la première fois, dans l'exposition "L'expédition", le cartel de l'image disait : 

"Psyché, le personnage adopté par Lydie Jean-Dit-Pannel s'allonge par fatigue et compassion contre les flans d'une vache morte, refusant de continuer à lutter contre les folies humaines et décidée à disparaitre avec l'animal. Par cette provocation tendre, désabusée et poétique, l'artiste nous invite à réagir enfin aux excès de la production industrielle du vivant."

Sa vue avait terriblement baissée ces derniers mois. Sans ses lunettes, elle ne pouvait plus voir la forme de la menthe sur les fraises au sucre. 


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Psyché perd Amour
photographique couleur, 2015
photographie Jean-Pascal Vial © Lydie Jean-Dit-Pannel

Victime de sa curiosité, Psyché va perdre Amour. 
Il s'envole dans les airs, s'arrachant aux baisers de son épouse désespérée. 
Elle s'accroche à lui, saisissant sa jambe droite des deux mains, jusque dans la région des nuages. A bout de force, son corps lâche et elle retombe au sol. Amour lui annonce alors sa punition : il la quitte. Effondrée, Psyché se précipite dans le fleuve le plus proche. 
Mais celui-ci, bienveillant, la dépose sur ses berges.


(d'après "Les métamorphoses" d'Apulée, texte du II ème siècle)






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So Psyché !
série de 8 photographies couleur, été 2013
photographie Fiona Lindron © Lydie Jean-Dit-Pannel
(réalisé avec le soutien de la DRAC Bourgogne)



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Hommage à la Psyché abandonnée de Jacques-Louis David
photographique 100 x 66 cm
La Réunion 2013



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L'île : L'arbre du voyageur, L'océan, Le volcan
triptyque
La Réunion 2013





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Love Streams
photographie couleur, 2012
réalisée en collaboration avec le Muséum - Jardin des sciences de Dijon
photographie Lionel Thenadey © Lydie Jean-Dit-Pannel




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Dersou
photographie couleur, Montréal 2012





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AN ELECTRIC POLE DANCE
photographie couleur en caisson lumineux
réalisée en été 2011 au Nouveau Mexique sur le site du Lightning Field de Walter De Maria.
photographie Jean-Pascal Vial © Lydie Jean-Dit-Pannel






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Ashes to Ashes, A tribute to Charles Henry Bukowski
Photographie couleur, 2010
photographie Jean-Pascal Vial © Lydie Jean-Dit-Pannel




Baignée depuis son enfance dans la culture rock, nourrie de littérature américaine, 
Lydie Jean-Dit-Pannel emprunte à Bowie le titre "Ashes to Ashes", un morceau indispensable à toute discographie rock, le passage de Bowie aux années 80.
La photographie est prise au Green Hills Memorial Park de Los Angeles en 2010. 
Après avoir passé 14 mois à la lecture de l'intégralité de l'œuvre de Bukowski, 
elle se rend à Los Angeles sur la tombe du poète. Habitée par les mots de l'écrivain, 
ivre de son style, amoureuse de l'homme et de son attitude face à la vie, elle passe son temps dans les bars qu'il fréquentait, visite ses lieux de vie, observe les personnages
de l'hippodrome de Hollywood Park dans lequel il se rendait quotidiennement, 
et fatalement fini devant sa tombe et fait le constat d'une vie.




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HOME-CLOM,
A Tribute To Joël Hubaut
Photographie couleur, 2010






Dans cette photographie réalisée chez elle, parmi ses objets personnels,
Jean-Dit-Pannel rend hommage à l'artiste Joël Hubaut avec qui elle travaille
depuis plusieurs années à un film tentaculaire intitulé "Y'a pas d'heure pour vivre".


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RIP
photographie couleur, Siauliai, Lituanie 2009
photographie Jean-Pascal Vial © Lydie Jean-Dit-Pannel





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L’Entomologiste
Photographie couleur sur aluminium 160 x 140 cm, 2008
photographie David Brunel © Lydie Jean-Dit-Pannel




L’entomologiste met en scène Jacques Pierre, entomologiste-chercheur
et le corps de l’artiste allongé sur sa table de travail au cœur de la réserve du Musée National d’Histoire Naturelle de la ville de Paris. 
L’image suspend le moment qui précède l’épinglement d’une espèce rare. 
La composition est inspirée de "L’anatomiste", peinture de Gabriel Von Max (1869).


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Space Girl
Impression sur bâche 300 x 570 cm, 2008
photographie Jean-Pascal Vial © Lydie Jean-Dit-Pannel






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Auto-bras de fer
Photographie couleur sur aluminium 140 x 160 cm,  2007
photographie Lionel Thenadey © Lydie Jean-Dit-Pannel





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‘ Cause I’m free
Photographie couleur sur aluminium 140 x 160 cm, 2007
photographie David Brunel © Lydie Jean-Dit-Pannel







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Begins,
 A tribute to Wolf Vostell
1989 / 2004 / 2010
(acquisition version dyptique, pièce unique, FRAC Basse Normandie 2012)




Photographie couleur, réalisée au Museo Vostell, Malperdita de Caseres,Espagne.
Avec la voiture bétonnée VOAEX, 1976 de Wolf Vostell et Lydie Jean-Dit-Pannel portant le premier papillon de la série la Collection.
+ Photographie d’un détail de l’oeuvre Sauterelles, (Wolf Vostell, 1970) manuscrite et dédicacée par Wolf Vostel en 1989.

"Encore étudiante aux Beaux-Arts de Dijon, Lydie Jean-Dit-Pannel adresse chaque jour une lettre à Wolf Vostell dont elle admire l’œuvre. Fin des année 80. Vostell est célèbre pour être, avec Païk, un des fondateur de l’art vidéo. (…) Lydie décide d’interpeller le maître. 
Elle lui écrit. Ses lettres proclament son désir, réclament une rencontre. Le roi des télés bétonnées ne répondra qu’au bout d’une centaine de missives. Rendez-vous à la Fiac. Octobre 90.
Au cours de l’été 2004, Lydie se rend en Extremadura, à Malpartida de Cáceres, visiter le Muséo Vostell que sa femme Mercedes avait bâti de son vivant et qu’elle gère aujourd’hui comme un temple. Pèlerinage ? Oui. Et même : sacrifice. Un sacrifice sans victime. 
Mais avec autel, offrande et transmutation. L’image que Lydie décide de donner de ses retrouvailles est celle d’un Vostell changé par elle en stèle par l’effet d’une action sacrée. Sacrément moderne. Il lui suffit de s’exposer vestale nue, odalisque, olympia, maja, etc. 
sur le toit d’une automobile bétonnée de Vostell. L’auto devient socle, le corps vivant un ready-made.
Jean-Paul Fargier